L.Y.P

L.Y.P
Immense et rouge
Au-dessus du Grand Palais
Le soleil d'hiver apparaît
Et disparaît

Comme lui mon coeur va disparaître
Et tout mon sang va s'en aller
S'en aller à ta recherche
Mon amour
Ma beauté
Et te trouver
Là où tu es.

Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité

Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassée
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 06:45

Modifié le mercredi 16 avril 2008 13:30

remembers

remembers
C'est un mardi, il est 18H, le mois de mai donne au ciel une teinte ambrée...
La petite fille de 6ans, tire sur la chemise de son père et dit avec impatience :
« On y va, papa, on y va !! »
- « Oui, tu as pris ton maillot » ?
- « Oui » : répond t- elle en plongeant sa petite tête dans son sac mickey pour revérifier et « j'ai tout : mes lunettes, mon shampooing, mon savon et ma serviette ! » termine t- elle en tirant le cordon de son sac pour le fermer.
- « On est partis alors. » Conclue le père en ouvrant la porte. « On rentrera pas tard » lance t'il à la maman.
La petite fille s'assoie à la place avant de la voiture, s'attache soigneusement et pose son petit sac sur ses genoux. Le père met également sa ceinture et fait démarrer l'engin.
La petite fille pousse alors la cassette dans le lecteur, ouvre sa fenêtre au maximum, pose son petit bras au bord de celle-ci et regarde son père avec insistance pour qu'il fasse de même. Le père s'exécute alors en souriant.
La cassette met un peu de temps à démarrer mais on peut bientôt entendre le célèbre morceau des Doors : « Riders on the strom » dans tout l'habitacle. C'était le rituel et la petite fille aimait cela.
L'air chaud de la fin de journée fouettait sa figure qu'elle laissait un peu dépasser de la fenêtre. La musique sublimait les paysages que la voiture traversait.
La petite fille sourie, dans sa tête d'enfant, ces balades les cheveux remplis d'air sur les voix des Doors, c'était un peu comme des instants de liberté.
Elle en était persuadée et en était reconnaissante envers son père.
Elle avait la conviction que lui aussi ressentait cette liberté. Alors tout les mardi soirs elle attendait avec sourire de partir à la piscine avec son papa.
Merci

# Posté le samedi 15 mars 2008 09:04

noi ci abbracchiavamo

noi ci abbracchiavamo
Chanson du geôlier
Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j'aime
S'il en est encore temps
Et que j'ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l'avenir
Dans les bêtises des serments
Je veux la délivrer
Je veux qu'elle soit libre
Et même de m'oublier
Et même de s'en aller
Et même de revenir
Et encore de m'aimer
Ou d'en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu'à la fin des jours
La douceur de ses seins modelés par l'amour.

# Posté le dimanche 09 mars 2008 05:16

Modifié le mercredi 12 mars 2008 14:06

TiTreu

TiTreu
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
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# Posté le dimanche 09 mars 2008 05:13

Modifié le dimanche 09 mars 2008 16:26